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La Voix du Jura - 21 août 2003 "Photos en sous-sol" Jean-Christophe Salmon a associé la photographie à sa passion pour la spéléologie |
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Jean-Christophe Salmon se souvient de son cousin parisien qui, lors des réunions de familles, lui chuchotait des choses que les adultes ne devaient pas entendre. Le jeune habitant de la capitale racontait qu'il explorait les catacombes, bravant l'interdit. Devenu adulte, Jean-Christophe décrochait un travail en Ile-de-Françe et comme par hasard, rencontrait des joueurs de tarot qui n'aimaient pas seulement jouer aux cartes, mais également explorer le sous-sol de la capitale. |
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Même si la première fois qu'il s'est laissé entraîner sous terre, il a été accueilli par des fumigènes, cela ne l'a pas empêché d'être séduit par les mystères des profondeurs. Et lorsqu'il est arrivé à Angoulème (Charente), il a tout simplement adhéré à un club de spéléologie. Jean-Christophe Salmon s'est laissé entraîner par "le goût de l'aventure". Il apprécie de faire partie du très faible nombre de gens qui cheminent « hors des sentiers battus ». Il se sent ainsi « sur une autre planète » et résume : « Ce sont des moments très forts que l'on vit ». Ainsi, depuis quinze ans, il explore les gouffres et autres cavités de la France au sud d'une ligne qui va de Bordeaux à Metz. Et bien sûr, même s'il conserve précieusement ses amitiés acquises dans l'Ouest, il fait partie de l'Association spéléologique du premier plateau. Là, tout près de chez lui, à Chaussenans, il peut prospecter le territoire, avec ses amis, été comme hiver. |
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Jean-Christophe Salmon réalise chaque année quarante à cinquante sorties : « II y a toujours quelque chose à découvrir », confie-t-il. « Aucune cavité ne ressemble à une autre. » Les grands puits verticaux sont les plus impressionnants. Ce n'est donc pas un hasard si le spéléologue se souvient de la date du 6 août 2001, où il est descendu au fond du gouffre Berger (Isère), à six cents mètres de profondeur. Aussi, il a été séduit par l'une des immenses salles du gouffre de La Pierre Saint-Martin (Pyrénées-Atlantiques). |
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Pots de yaourts Jean-Christophe Salmon cite une autre date gravée dans sa mémoire : il s'agit du 11 février 1989. Ce jour-là, il a réalisé sont premier cliché sous terre. Incité par le club photo de son entreprise à se lancer dans l'aventure de l'image, mais néophyte, il a acquis un Fuji baroudeur HDM. Et il a réussi la photo qu'il croyait ratée, c'est-à-dire celle prise involontairement sans flash. Il n'a plus jamais utilisé ce type d'éclairage. Et puis un beau jour, c'est l'effet produit par la lumière sur le sol d'une église, à travers les vitraux, qui l'a inspiré. Il a fait preuve d'imagination et aujourd'hui, dans une pièce entière, à son domicile, sont accrochées des photographies où le noir des ténèbres contraste avec les couleurs vives ou plus douces issues d'éclairages artificiels. Des pots de yaourts peints, selon l'inspiration du moment et qui couvrent la source lumineuse, donnent une multitude d'effets. Ces effets étonnants, Jean-Christophe Salmon les associe aux musiques psychédéliques des années 70 dont il est amateur. Sur les étagères, dans cette même pièce, des albums photos sont accolés. A raison de quelque 140 prises de vue par an, depuis quinze ans, ils sont là nombreux. |
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Si spéléo rime avec photo dans la vie de Jean-Christophe Salmon, ce ne sont pourtant pas ses seuls loisirs. Ce chimiste de l'Institut national de recherche agronomique est notamment connu des Polinois pour faire partie de la troupe de théâtre des Baladins de la Séquanaise, et il se plaît à donner un coup de main lors des manifestations organisées par les Amis de Charcigny. Aussi, il a parfois la tète dans les étoiles. Amateur d'astronomie, il aime guider les intéressés. Dans le ciel, cette fois. Annick Cousin |