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L'Est Républicain - 17 avril 2004 "L'engouement pour la spéléo" Durant les week-ends et en période de vacances, de plus en plus d'adeptes de spéléologie partent à la découverte des 6.000 cavités du Doubs. Rappel des précautions à prendre. La spéléologie est en vogue. Dans le département, explique Didier Pasian, du Secours spéléo français du Doubs, « on estime qu'il y a 15.000 journées-pratiquants par an ». En clair, les fondus de spéléo passent sous terre, par année et en cumulé, l'équivalent de 15.000 journées. A cela une bonne raison. Le département dénombre pas moins de 6.000 grottes et gouffres, dont certains d'une grande renommée à l'image du Bief-Paroux à Goumois ou la grotte Sarrazine près de Nans-sous-Sainte-Anne. Ce formidable terrain d'exploration attire par conséquent des amateurs d'aventures souterraines de toute la France mais aussi d'Allemagne et de la Suisse voisine. Malheureusement tous n'ont pas les compétences requises pour se lancer à la découverte de ces cavités. On se souvient en effet qu'à Goumois, en 2001, un groupe d'étudiants zurichois s'était retrouvé coincé dans le gouffre du Bief-Paroux. Jeanne-Marie Taillard, le maire, se remémore cet épisode : « Les étudiants et les personnes qui les encadraient avaient négligé la météo. Ils s'étaient retrouvés prisonniers dans le gouffre après une brutale montée des eaux de la nappe phréatique consécutive à un violent orage ». Il y avait eu des blessés et les secours engagés pendant trois jours avaient été colossaux. Depuis, un panneau a été installé à l'entrée du gouffre. Il rappelle en trois langues la nécessité de se renseigner sur la météo avant de s'aventurer à l'intérieur. Contracter une assurance
Enfin, il rappelle qu'avant de s'aventurer dans une grotte, il est fortement conseillé de contracter une asurance propre à cette activité. Pour ne pas se retrouver au fond du gouffre à devoir régler une montagne de factures. Alexandre Poplavski |