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Le Progrès, dimanche 23 novembre 2003 "Cernon : très long exercice de secours spéléo" |
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Une spéléologue souffrant d'une fracture du tibia et de différentes douleurs à brancarder vers la sortie : tel était le thème de l'exercice qui s'est déroulé hier à Cernon. L'ENTRÉE DE LA GROTTE est située à flanc de montagne presque à hauteur du barrage de Vouglans. C'est par là que se sont engouffrés hier matin de bonne heure des spéléologues. Dans le cadre de la programmation des exercices de sécurité civile prévus en 2003, une opération de secours en sites souterrains se déroulait dans cette grotte de la Caborne à Menouille, sur la commune de Cernon. L'objectif de cet exercice, outre la mise en oeuvre du plan de secours spécialisé (PSS) était l'application des techniques de brancardage par le Spéléo Secours Français 39 (SSF 39). Rappelons en effet que c'est là une spécificité de l'activité spéléologique : ce sont les spéléologues eux-mêmes qui assurent leurs secours. Les pompiers apportent la logistique extérieure (abri, restauration...) et sur demande, les médecins apportent la médicalisation. . |
Les spéléos à l'entrée de la grotte hier matin : l'exercice doit durer plus de treize heures dont huit de brancardage |
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Long brancardage L'exercice prévu samedi visait effectivement à tester plus essentiellement les techniques de brancardage. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle l'opération démarrée à 8 h 30 le matin ne devait s'achever qu'hier dans la soirée, la sortie de civière étant prévue au mieux pour 21 heures avec un début d'évacuation à partir de 13 heures. Le commandement de l'opération est toujours confié à un cadre des services de secours. Ce fut d'abord le lieutenant Freddy en début de matinée qui supervisa la première mise en place, puis le commandant Fix qui prit le relais en milieu de matinée avant qu'il ne soit d'ailleurs relayé par le commandant René Spies dans l'après-midi. Une dizaine de pompiers seulement étaient présents en permanence sur le site. La préfecture, présente sur place par Philippe Preux, chef du service interministériel de défense et de la protection civile, avait installé un téléphone satellitaire permettant des liaisons vers les services départementaux quelles que soient la position du PC et la couverture téléphonique. Douleurs et fractures |
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Très vite les spéléos de Chauffailles (Saône-et-Loire) et du Jura s'engouffraient dans la grotte. Un peu plus tard, des spéléos bisontins arrivaient en renfort. Au total, quarante-sept spéléologues participaient à cette opération, la "blessée" à brancarder étant censée souffrir de douleurs cervicales et à la cage thoracique, avec difficultés respiratoires ainsi que d'une fracture du tibia après une chute. Un exercice qui n'était pas sans rappeler le sauvetage bien réel survenu il y a quelques mois à La Balme d'Epy. L'opération doit faire l'objet d'une analyse pour mettre en évidence les difficultés techniques mal ou non résolues et en tirer les enseignements. René TRIBUT |
En coupe : le trajet à parcourir par la civière soit environ moins d'un kilomètre en huit heures d'une très délicate progression. |
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Le Progrès, vendredi 28 novembre 2003 "Exercice de spéléologie : un bon bilan" Même si les spéléos ont connu des problèmes de transmission, l'exercice organisé à Cernon fut très profitable. C'est un commentaire très positif que portait avant-hier en fin de journée Denis Millet, conseiller technique départemental en spéléo secours sur l'exercice organisé la veille dans la Caborne de Menouille à Cernon (lire notre édition de dimanche). Le C.T.D avait encore travaillé toute la journée sur le site « II faut ranger et nettoyer le matériel. On peut repartir en intervention à tous moments ! » observait-il. Ils n'étaient plus qu'une demi douzaine alors que la veille près le cinquante spéléologues avaient participé activement à l'exercice. |
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« Globalement, ce fut très positif. Sur le plan de la coordination entre les équipes ça a bien fonctionné. Et ce qui était très bon signe, il y avait beaucoup de débutants. Ça c'est prometteur ! » Tout fut donc parfait ? « Non, nous avons eu des problèmes. Nous avons des corrections à faire. Nous avons en particulier connu un problème de transmission en souterrain ». Si les communications à l'extérieur sont sous la responsabilité des pompiers, dans le site elles sont de la seule responsabilité des spéléos. Des améliorations seront donc apportées. Et la blessée ? « La blessée était souriante quand elle est sortie hier soir ! » a confirmé Denis Millet. Chantal Nykiel n'avait pas nécessairement le rôle le plus facile dans cet exercice d'un long brancardage : prendre la place d'une blessée au tibia fracturé et souffrant de douleurs cervicales et thoraciques. |
Chantal Nykiel a joué le rôle de la blessée |
Quelques images de plus...
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