L'Est Républicain - 3 novembre 2010

Spéléo coincé à Tarcenay

L'alerte a été été donnée par des compagnons d'expédition : un spéléo était bloqué hier soir par 60 m de fond dans le gouffre d’Ouzène. Intervention toujours en cours ce matin

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Les gendarmes ont recueilli les premiers éléments de l’enquête sur place. Photos Nicolas BARREAU

Les sauveteurs venus secourir un spéléologue belge coincé depuis mardi après-midi (lire ci-dessous) dans le gouffre d'Ouzène à Tarcenay (Doubs) ont entrepris d'élargir le passage qu'il ne parvient pas à franchir.   L'homme, âgé d'une trentaine d'années, est resté bloqué à une soixantaine de mètres de profondeur dans un «trou de blaireau horizontal» ou «étroiture» -un resserrement important du passage-, alors qu'il participait à une sortie de spéléologie avec sept compatriotes.
    Les secours tentent d'élargir le passage à l'aide d'un marteau-piqueur pneumatique relié à un groupe électrogène, ont indiqué les mêmes sources. Une fois débloqué, les secours ramèneront le spéléologue dans une cavité plus grande pour le médicaliser et décider s'il est en capacité de remonter seul, ou s'il doit être remonté sur une civière.
  Trente spéléologues du secours français, les sapeurs-pompiers de Besançon et la gendarmerie sont sur place.
  L'homme est actuellement conscient, selon la gendarmerie.  

Le fil des événements

Depuis hier, début d’après-midi, le spéléologue de 31 ans est bloqué dans le gouffre d’Ouzène, peu après le restaurant dit de » La Baraque aux violons », sur la commune de Tarcenay (25).

C’est un peu avant 19 h que trois de ses collègues remontés à la surface ont déclenché l’alerte. Originaires de Belgique, les huit pratiquants étaient venus pour explorer durant une semaine des cavités bien connues des spécialistes.

Constituée de deux puits -un premier de 28 m de haut puis, après une galerie, un deuxième de 18 m- ,le gouffre d’Ouzène fait partie de ceux-là.

Pour leur première journée, les huit spéoléogues avaient prévu de descendre en fin de matinée. Cette première phase s’est apparemment passée sans aucun problème mais, une fois au fond, c’est en voulant s’aventurer dans une galerie latérale que le spéléo se serait trouvé bloqué.

Durant plus de deux heures, ses collègues auraient alors cherché à le décoincer par leurs propres moyens mais, devant la difficulté, ils se seraient finalement résignés à demander des secours.

Trois de ses collègues seraient alors remontés pendant que quatre restaient à ses côtés pour le soutenir moralement.

L’alerte aussitôt déclenchée, des moyens importants ont alors été déployés sur le terrain : les spéléos du secours français, les spécialistes du GRIP 25 (groupement régional des interventions périlleuses), les sapeurs-pompiers de Besançon mais aussi les gendarmes chargés de recueillir les premiers éléments de l’enquête.

Pendant que les postes de commandement de campagne s’installaient, un engin de travaux public local s'employait pour sa part à dégager l’accès pour que les hommes interviennent dans les meilleures conditions de sécurité.

À partir de 21 h 30, le dispositif d’intervention pouvait alors véritablement se mettre en branle. Mais de toute évidence, c’est une longue nuit qui commençait pour l’ensemble des équipes mobilisées.

Les secours spéléos, on le sait, prennent souvent du temps. Et, hier soir, personne n’était en personne de donner la moindre information à ce sujet.

Selon ses collègues, le spéléo coincé est un pratiquant confirmé. Il faudra attendre ce matin pour en savoir davantage.

Bernard PAYOT

 

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