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L'Alsace - 14 septembre 2009 "Déservillers : grand exercice secours à 200 m sous terre" |
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Quatre-vingts spéléologues amateurs ont pris part à un grand exercice de secours, ce week-end, entre Besançon et Pontarlier. Leur mission : sauver un blessé pris au piège par 200 mètres de fond en passant par une cavité inondée. Dans la vie de tous les jours, les membres du Spéléo secours français (SSF) sont des citoyens comme les autres. Mais lorsqu'un spéléologue est victime d'un incident souterrain, ils prennent leur baudrier, leurs mousquetons et endossent leur costume de sauveteurs.
600 000 litres évacués |
Les 80 spéléologues bénévoles ont évacué l'eau qui bouchait un siphon, dégagé les voies, installé des tyroliennes et remonté le blessé fictif en moins de deux jours. Photo François Torelli. |
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Pour ne pas perdre la main, ces passionnés, 100 % bénévoles, s'entraînent régulièrement dans des clubs et se retrouvent chaque année lors d'exercices grandeur nature. Pour les membres du SSF25, cet exercice, baptisé dans leur jargon « barnum », a eu lieu lce week-end à Deservillers, dans le Haut-Doubs. L'objectif : aller chercher un blessé fictif bloqué par 200 mètres de fond dans le réseau du Verneau, l'un des plus longs et les plus fréquentés de France, en empruntant un gouffre inondé baptisé « perte de la vieille folle ». En moins de deux jours, les 80 sauveteurs, venus du Doubs et des départements voisins, ont déployé un poste de commandement de surface, évacué quelque 600 000 litres d'eau qui bloquaient l'accès au gouffre, installé des lignes de vie et des tyroliennes permettant de descendre les puits en toute sécurité, dégagé les étroits boyaux, obstrués par les branchages, et hissé la victime fictive jusqu'à la surface, 200 mètres plus haut. Un sans-faute. F.T. |