Ligue-Info

n° 71 - septembre 2003


Bulletin d'information de la Ligue Spéléologique de Franche-Comté


 

 

Réunion du Comité Directeur, 19 septembre 2003

 

Le Comité Directeur de la Ligue Spéléologique de franche-Comté s'est réuni à Ornans, le vendredi 19 septembre à partir de 20 heures.

Présents : Agnès Barth, Benoît Decreuse, Jacky Comte, Rémy Limagne,  Jacques Moreau, Lionel Nicod, Jean-Marc Rias, Dominique Watala.

Excusés : Mouloud Koob, Laurent Galmiche, Daniel Kelbert, Nathanaël Ligier.

Invités : Pascal Reile, Isabelle Picard

 

1. Poste d'Assistant Technique Régional

Le financement obtenu pour ce poste équivaut à 30 jours de travail. Jean-Marc rias va s'attacher à développer la formation interne dans les clubs franc-comtois, et favoriser le recrutement de nouveaux membres. Il est intervenu à la sortie Jeunes au Chevrier ; pour les JNS, il encadrera le samedi après-midi à la Borne aux cassots (CDS 39) ; un week-end de formation est organisé les 27 et 28 décembre ; il va évaluer rapidement le nombre de fédérés franc-comtois susceptibles d'êtr intéressés par l'option spéléo au baccalauréat.

2. Crosses du CROS

Jean-Marc Rias, Dominique Watala, et Isabelle Picard représenteront la Ligue lors de la soirée du 21/XI..

3. Commission Jeunes : sortie au Chevrier

Plein succès pour cette sortie "jeunes" organisée au gouffre du Chevrier (Leysins-Suisse). 27 participants. Les dépenses dépassent le budget alloué à la commission. Un accord est trouvé pour un transfert de la commission Enseignement à la commission Jeunes.

4. Interdictions

- Lors d'une réunion "natura 2000", le maire d'Amondans a menacé très sérieusement d'interdire l'accès au site d'entraînement des gorges d'Amondans. Les motifs en seraient le développement de la pratique professionnelle du canyonisme, et la présence de tags sur une cascade de tuf… Après discussion, seule serait interdite la descente d'une petite cascade de tuf en rive gauche.

- Et on apprend que l'entrée de la Baume des curés à Villars sous Chalamont est désormais interdite, pour cause de captage d'eau cette fois.

Il est décidé de faire appel à la commission Plein-Air du CROS, et de demander à la DRJS de prendre position sur cette multiplication des interdictions (du moins celles liées à la sécurité). Deux tendances se dégagent au sein du CD : être partout présent et négocier cas par cas, et décider d'une action forte ayant valeur d'exemple en faisant annuler un arrêté par le tribunal administratif.

5. Subventions aux stagiaires

Trop difficile à gérer : des demandes d'aides à la formation sont arrivées plusieurs mois après le stage. Il faut rappeler que les demandes doivent être formulées avant le stage, et avant le 1er décembre 2003 pour les stagiaires de cette année.

6. Equipement prolongé de cavités

Après l'échelle du gouffre du Morey, cet été ce sont les cavottes qui se sont trouvées équipées durant plusieurs semaines par des cordes fixes. Le CD rappelle que sauf exception concertée, la ligue est opposée à tout équipement fixe dans les cavités.

Fin de la réunion à 23 heures.                                               

   Rémy Limagne

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Encadrement en Centres de Vacances

 

Du nouveau ! L'arrêté du 20 juin 2003 (Education Nationale et Jeunesse) reconnaît désormais sans restriction aux brevetés fédéraux le droit d'encadrer la spéléo en centre de vacances et centres de loisirs sans hébergement.

Plus n'est besoin du BAFA, et la limite d'âge à 12 ans pour la spéléo a disparu également. Cela fera-t-il renaître l'activité spéléo dans nos colos jurassiennes ?

En tout cas c'est une réponse à ceux qui se demandent à quoi peut servir le brevet d'initiateur.

Ci-après texte intégral, publié au Journal Officiel du 4 juillet 2003

SPÉLÉOLOGIE

I - Conditions d’organisation et de pratique

Le déroulement de l’activité est subordonné à la reconnaissance préalable de la cavité et à la consultation préalable de son hydrologie ainsi que des prévisions météorologiques.

La liste des participants, les références de la cavité, l’itinéraire choisi, ainsi que l’horaire précis de départ sont communiqués au centre de vacances ou au centre de loisirs avant la sortie.

Les pratiquants sont munis d’un casque avec jugulaire et éclairage. Le matériel de secours est adapté au type de cavité et comprend deux ensembles de poulie-bloqueur, des couvertures de survie, ainsi que des cordes supplémentaires.

Les conditions d’encadrement des activités de spéléologie tiennent compte du classement suivant de la cavité visitée, établi par la Fédération française de spéléologie, titulaire de la délégation mentionnée au I de l’article 17 de la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984 modifiée relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives :

Classe 0 : cavités aménagées pour le tourisme

Classe I : cavités ou portions de cavités ne nécessitant pas de matériel autre qu’un casque avec éclairage

Classe II : cavités ou portions de cavités d’initiation ou de découverte permettant une approche des différents aspects du milieu souterrain et techniques de la spéléologie. Les obstacles y sont ponctuels. Leur franchissement nécessitant éventuellement du matériel est adapté aux possibilités du débutant. La présence d’eau ne doit pas empêcher la progression du groupe.

Classe III : cavités ou portions de cavités permettant de se perfectionner dans la connaissance du milieu et dans les techniques de progression. Les obstacles peuvent s’enchaîner. L’ensemble des verticales ne doit pas excéder quelques dizaines de mètres, de préférence en plusieurs tronçons. La présence d’eau ne doit pas entraver la progression du groupe, ni entraîner une modification de l’équipement des verticales

Classe IV :  toutes les autres cavités

II - Encadrement

La visite des cavités aménagées pour le tourisme (cavités de classe 0) peut être assurée par l’encadrement habituel du centre de vacances ou de loisirs.

La visite des autres cavités est encadrée par des personnes titulaires :

- du brevet d’État d’éducateur sportif (BEES) option spéléologie,

- du brevet d’aptitude professionnelle d’assistant technicien de la jeunesse et des sports (BAPAAT) avec le support technique spéléologie, dans la limite de ses prérogatives,

- ou du diplôme d’initiateur ou du diplôme de moniteur délivrés par la Fédération française de spéléologie, titulaire de la délégation mentionnée au I de l’article 17 de la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984 modifiée relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives, et dans la limite de leurs prérogatives.

L’encadrement du groupe est assuré par deux adultes au moins. Le nombre de mineurs par encadrant tient compte de la difficulté du parcours.

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Gouffre du Morey : suite sans surprise…

Dans Ligue-Info n°70, vous avez pris connaissance d'un courrier adressé à la DRJS de Besançon, pour l'alerter sur une situation à risque potentiel : la présence permanente d'une échelle fixe autorisant sans aucun avertissement la descente dans le gouffre du Morey à tout un chacun.

Réponse ci-après d'un inspecteur…

Monsieur,

J'ai bien reçu votre courrier du 30 mai 2003 relatif à la dernière session d'examen BAPAAT - épreuve de mise en situation pédagogique - support technique "spéléologie" qui s'est déroulée du 19 au 21/05/03.

S'agissant du déroulement de la session d'examen, je suis particulièrement étonné de vous voir évoquer des discussions qui se seraient tenues pendant la délibération du jury. Je vous rappelle que la confidentialité des débats est une règle qui s'impose à tout membre participant aux travaux d'un jury d'examen d'Etat. En l'occurrence, je suis obligé de constater que certains jurés s'affranchissent de cette obligation, ce que je ne peux que déplorer.

Cependant, vous avez certainement pris connaissance de la publication des résultats de cette session d'examen et avez pu constater qu'aucun des candidats inscrits sur le support technique "spéléologie" n'a été déclaré admis à l'épreuve de mise en situation pédagogique.

D'autre part, je prends note de vos observations quant aux modalités d'organisation de cette épreuve et veillerai à ce que les prochaines sessions d'examen se déroulent dans de meilleures conditions pour les candidats.

Enfin, sur les problèmes généraux de sécurité que pose la fréquentation du gouffre du Morey à Vercel, je transmets copie de votre courrier au service " Réglementation des APS " de la direction régionale et départementale pour suite à donner.

Je vous prie d' agréer. Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.

 

Un commentaire ?

Ou un sous-titre, par exemple : "comment monter un détail en épingle pour éluder le problème principal". On peut compter sur l'administration pour se réfugier derrière ses réglements, mais en arriver à reprocher à deux membres d'un même jury de communiquer entre eux, c'est du jamais vu.

Quoi qu'il en soit, nous n'avons jamais été informés d'une quelconque "suite donnée", l'échelle est toujours là, en attente du malheureux qui portera des baskets plus glissantes que les autres…

Soyons patients, mais lorsque le moment sera venu, surtout que personne, personne, n'aille dire que c'est la fatalité !

Rémy Limagne

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Au sujet de l'équipement prolongé des cavités

18 août, début du stage Initiateur-Perfectionnement à Montrond le Château. Première sortie aux cavottes ; des équipes vont s'y succéder presque chaque jour, pour notamment apprendre à équiper.

Personne dans la cavité ce jour-là, et pourtant, pas de bol ! La vire du faux-Pas et le R9 sont déjà équipés.

En fait, ils le sont depuis près d'un mois, par un matériel facile à identifier.

Décision est prise de déséquiper, pour permettre au stagiaires d'apprendre, les jours suivants... Le matériel sera stocké au refuge.

Mais pourquoi donc laisser ces cordes plusieurs semaines à cet endroit ? Aux dires de l'équipeur : "parce qu'il vient tous les deux jours avec des groupes de gamins".

Mais laisse-t-on la porte de sa maison grande ouverte sous prétexte qu'on revient le lendemain ?

Voici quelques éléments sur lesquels on peut réfléchir avant de prendre une telle initiative.

  • Dans une cavité aussi fréquentée, le risque de se voir dérober le matos (40m de corde et une quinzaine d'amarrages, à moins d'une demi-heure du parking) est loin d'être nul.
  • S'il est fondé de laisser équipé des parties d'un grand gouffre qu'il faudrait des heures à rééquiper pour atteindre le fond, il convient d'admettre que l'équipement de cette vire des Cavottes et du R9 ne prend pas beaucoup de temps ! Et encore, en ne défaisant pas les noeuds entre chaque visite, il ne faut plus qu'une poignée de minutes pour visser douze amarrages. Pas de quoi frigorifier un groupe de gamins.
  • Enfin, même si l'équipement est parfaitement réalisé, l'équipeur ignore tout des compétences des tiers qui vont utiliser son équipement en son absence. Qu'un amarrage se soit malencontreusement dévissé jusqu'à la rupture, entraînant un accident, la responsabilité du propriétaire du matériel (qui peut être plus précisément un président de club !) et de l'équipeur pourra être recherchée, et ce même en l'absence de faute de sa part. Sur ce type de question, on consultera avec intérêt le "guide juridique du canyonisme et des sports de nature" qui vient d'être publié par la FFS...

Cet incident me rappelle une anecdote qui mérite d'être racontée. Il y a quelques années, de passage devant la Baume des Crêtes (à Pâques) un jour où se déclenchait une violente crue, la présence de deux voitures stationnées là m'avait inquiétée. La découverte de cordes dans le trou encore plus. Lorsqu'on s'aperçut que les cordes allaient jusque dans la Galerie des Chinois, que la trémie venait de s'ennoyer, alors que nous n'avions rencontré personne, la décision fut prise de déclencher l'alerte tant la probabilité d'une équipe piégée derrière était forte.

Par chance, une fois dehors, les deux véhicules avaient disparu ; ce n'était donc pas des spéléos.

Un mois plus tard les cordes étaient toujours là. A la Pentecôte aussi. Elles avaient disparu début juillet.

Ce n'est qu'un mois après qu'un membre de club en stage à Montrond me demanda si je ne savais pas qui avait volé ses cordes, en place... depuis le mois de mars !

Alors, à un moment où pour éviter de voir aller loin sous terre des touristes non préparés à le faire (voir cas du gouffre du Morey), la Ligue de Franche-Comté se refuse à brocher les obstacles des Cavottes, il apparaît pour le moins mal venu d'y laisser des cordes !

Rémy Limagne

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Commission Secours

  • Week end auto-secours du  6 et 7 septembre 2003

Trés trés trés trés peu de monde !!, mais nous avons pu malgré tout revoir les techniques de décrochements (j'en avais bien besoin), coupé de corde, et les réchappes. Une sortie aux Ordons et c'est bonne art...  Brochette le soir et canons...

 Merci à Patrick Robert d'avoir fait le déplacement.

 Inutile de vous dire que les détracteurs de l'auto-secours (si, si, il y en a) peuvent un jour le regretter.....!       

 

  • Exercice secours, Gouffre de la  Combe aux Prêtres à Francheville (21), 18 et 19 octobre.

 Début de l'exercice et donc rendez-vous samedi 10 heures sur le site. Fin probable tard dans la nuit.

 Le SSF 21 a toujours l'ambition de réaliser un barnum d'envergure, mais dont le scénario final dépendra du nombre de participants. Nous comptons sur la participation de toutes les équipes bourguignonnes et invitons tous les départements du Grand-Est et d'Ile de France à participer.

 Au programme:

- Point chaud

- Médicalisation (équipe ASV + SAMU 21)

- Evacuation par civière "classique"    - Civière plongée  (siphon proche de l'entrée!!!)

- TPS, téléphone ssf 21

- Balise de rérérage Syclos

- Communication extérieure (Adrasec)

Aligoté, kir, convivialité et discussions animées...

 Si notre proposition vous intéresse, merci de prendre rapidement contact avec moi.

 Patrick SOLOGNY, CTD SSF 21; 22 rue Louis Curel, 21300 Chenôve  Tél =  03.80.51.49.18 ou 06.84.79.11.91

 

  • "Barnum" du SSF 39 à la Caborne de Menouille (Cernon - Jura), 22 novembre.

Tous les spéléos sont les bienvenus, contacter :

Denis Millet, CTD SSF 39  Tél = 03.84.48.50.40

Mouloud Koob

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Des Hommes et des Cavernes : spéléologie et environnement

Une vingtaine de spéléos franc-comtois ont investi pacifiquement le village des Planches en Montagne (Jura) pour le week-end des  21 et 22 juin 2003. Ces spéléologues venaient de Jougne, Oyonnax, Saint-Lupicin, Montbéliard, Besançon, Lyon etc. pour participer à une action organisée par la Commission Jeune de La Ligue de Spéléologie de Franche-Comté et l’association Etude et Protection du Karst.

La thématique des relations étroites, passées et présentes, de l’homme avec la caverne, a servi de sillage à cette manifestation dans laquelle s’inscrivaient trois ateliers distincts :

  • Dépollution du gouffre du Pré Lallier à proximité du hameau de la Perrena ( Commune des Planches en Montagne );
  • Recherches des traces humaines dans la cavité de la combe Poutin ( Commune des Planches en Montagne ) ;
  • Inventaire des gouffres dans le secteur du Pré Audin ( Commune de Foncine le Haut ).

Le gouffre du Pré Lallier, inconnu jusqu’alors des spéléologues, est une petite lésine de quelques mètres de profondeur. Il était souillé par un amoncellement de charognes récentes en état de putréfaction. Cette pollution présentait un risque de contamination des eaux souterraines. Après aménagement de la cavité et mise en place d’un engin de levage, environ 1,5 mètre cube de déchets ont été extraits de la cavité. Il s’agissait essentiellement de peaux de moutons et de cadavres de chiens. Les ossements de bovins retrouvés étaient beaucoup plus anciens ; ils attestent de l’utilisation ancienne de ce gouffre comme charnier. Le gouffre est à présent totalement nettoyé. Les spéléologues ont installé une barrière pour protéger l’entrée.

Dans la combe Poutin, les spéléologues ont retrouvé trois sites qui témoignent de la fréquentation ancienne des cavités de cette zone naturelle protégée.

Dans la grotte du Chapeau, la tradition affirme que des prêtres réfractaires auraient trouvé refuge avant de s’exiler vers la Suisse. Les spéléologues ont retrouvé cette petite cavité qui s’ouvre, discrète, à la base des bancs rocheux qui dominent la combe Poutin. On y remarque effectivement une petite niche taillée dans le rocher qui servait de réceptacle à la statue d’une vierge. Des encoches dans les parois témoignent de l’aménagement du site.

 La caverne du Grand Rocher (photo ci-contre) est une belle diaclase d’une vingtaine de mètres de long, qui s’ouvre sur le sommet de

la côte Poutin. Sur les parties les plus tendres de la paroi, les spéléologues ont retrouvé de nombreuses signatures gravées dans la calcite qui recouvre la roche. Les plus anciennes datent du début du XVIIIe siècle; les plus récentes de notre époque. La légende attribuerait encore ces gravures aux prêtres de la période révolutionnaire. Il semblerait plutôt que ces incisions dans le rocher soient les traces laissées par les bergers du secteur, et les promeneurs qui auraient trouvé refuge dans la grotte à l’occasion d’une bonne averse.

Enfin, les spéléologues se sont mis en quête des traces de l’ancienne mine d’or exploitée dans les années 1885 au sommet de la côte Poutin. Ils n’ont pas plus trouvé d’or que leurs prédécesseurs. Par contre, un effondrement artificiel associé à un talus de remblai  pourrait bien constituer l’emplacement de l’ancienne mine

 

Enfin, une autre équipe de spéléologues était mobilisée sur le secteur du Pré Audin sur la commune de Foncine le Haut. Plusieurs gouffres ont été explorés et topographiés. La cavité la plus profonde est la Baume de la Madone qui s’enfonce à plus de 50 mètres sous terre. Des traces de pollutions ont été trouvées dans le gouffre des Essarts Vals. Les spéléologues se sont mis aussi à la recherche d’une vache qui a disparu sur le secteur. Ils ne l’ont pas retrouvée. Sans doute existe-t-il encore des cavités inexplorées, connues des seules vaches distraites du Pré Audin !

Cette opération a été organisée avec le soutien du Parc Naturel Régional du Haut-Jura et de la Commune des Planches en Montagne. La Commission Environnement de la Fédération Française de Spéléologie, La Ligue Régionale de Spéléologie, le Comité Départemental de Spéléologie du Jura nous ont aussi apporté leur aide. Nous adressons à tous nos remerciements pour l’intérêt porté à notre action associative.

En clôture de cette action, une projection de diapositives est prévue, dans le courant de l’automne, aux Planches en Montagne, pour présenter les différentes actions des spéléologues en matière de protection de l’Environnement et les dernières découvertes spéléologiques dans le massif du Jura.

Le rendez-vous est pris.

Contact : Florent TISSOT, Etude et Protection du Karst (Tél : 04-78-22-15-09).

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Commission Enseignement

  • Week-end régional de formation-perfectionnement : 27 et 28 décembre, dans le Doubs.

Totalement gratuit ; repas de circonstance…

Contactez sans attendre le dernier moment Jean-Marc Rias  Tel = 03.84.91.86.44

  • Rappel important : subventions aux stagiaires

Les aides financières pour la participation à un stage fédéral doivent être demandées par écrit à la Ligue avant le stage.

Pour les stagiaires 2003 : impérativement avant le 1er décembre de cette année.

  • Offre d'emploi !

La société ADEQUAT, spécialisée dans les travaux en hauteur, recrute des spéléos pour travailler dans les domaines du bâtiment, travaux publics, GSM… sur tout le territoire français.

Contacter Sandrine Adolphi, département travaux en hauteur et métiers de la montagne (Tél = 04.50.84.22.64  /  Fax = 04.50.84.22.61)

Rémy Limagne

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Journées Nationales de la Spéléo 2003

Information importante aux présidents de clubs : Adhésions FFS 2004.

Les participants aux JNS 2003 qui n'ont jamais été fédérés peuvent bénéficier d'un bon de réduction de 50% sur leur licence et abonnements 2003/2004.

La licence peut être délivrée dès le mois d'octobre et est valable jusqu'à fin décembre 2004.

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On a frôlé la catastrophe…

(NDLR : ce récit devait être publié dans Ligue-Info n°70, que l'oubli soit ici réparé !)

Dimanche 5 janvier 2003. Une sortie ce dimanche somme toute banale : "Lanans". Nous étions 6 du GSD, nous voulions découvrir cette cavité pour  certain, pour d'autre redécouvrir, ou vérifier que la traversée pouvait se refaire....

Moi devant, je me gaufre dans le "faux pas" (où il faut équiper) légères contusions au genou mais sans gravité. Ca commence bien ! Nous continuons et nous arrivons à la cascade qui à un débit grossi par les intempéries.... Nous décidons néanmoins de descendre cette verticale copieusement arrosée car soit disant « la traversée était possible ». Au pire on remonterait  par le même chemin. Poursuite dans l'actif avec le Gilles en tête de marche. Quelques dizaines de mètre plus loin un passage bas aquatique oblige à un ramping "mouillant". Nous décidons d'attendre le verdict de Gilles qui maintenant se dirige vers une hypothétique sortie. Il revient au bout de 20 minutes pour nous dire qu'il n'a pas pu vérifier que la trémie passe. Je décide quand même de revérifier. Franchissement de plusieurs petits bassins avec un niveau d'eau nettement plus important que d’habitude. Retour, complètement gaugé auprès d'Alex, Florence, Gilles, Sarah, et Michel ;  je leurs explique que malgré la fouille de la trémie le passage est bouché.

Nous devons revenir à la cascade. L'ascension est rendue difficile car la cascade est proche et la douche inévitable. Je monte sans problème puis Gilles, Alex, Florence, Sarah, et enfin Michel. Arrivé à notre hauteur nous l'aidons tant bien que mal. Nous lui indiquons la prise  idéale mais il n'arrive pas a l'atteindre, il commence à fatiguer. Nous lui recommandons de redescendre légèrement afin de se reposer, mais les choses tournent mal il se laisse tomber et se retrouve pendu par sa poignée (pas de croll…). Il se débat maintenant dans les embruns et nous regardons terrifiés la scène.

Je comprends à travers ses cris l'affreuse situation. Situé juste à l'aplomb je me précipite sur lui en me guidant avec la corde j'atterris finalement au sol au milieu des embruns il me semble que je me suis commotionné la hanche. Je me rétablis très vite et je vois Michel inerte la tête en bas bloqué sur sa poignée.  J'enlève très calmement mes gants et j'attrape mon couteau dans ma poche et je grimpe pour pouvoir sectionner la corde juste au-dessus de la poignée (a ce moment précis où je m'apprête à couper la corde j'entend Alex avec un mélange d'excitation et de soulagement me gueuler « putain coupe la corde coupe la corde !! ». Le résultat et immédiat nous tombons tous les deux. Je me retrouve de nouveau dans les embruns j'attrape Michel et le ramène hors cascade. Il est choqué, les yeux rouges, il lui faut plusieurs minutes pour reprendre ses esprits ; j'ai cru un moment devoir réaliser un point chaud.

Les collègues au-dessus s'inquiètent et demandent si tout va bien ; je leurs réponds par l'affirmative. Je leur hurle de me passer le croll ainsi que le torse. J'installe le croll sur le baudrier du Michel et il me confirme qu'il pourra remonter. Alex et Gilles l'aident à franchir le fractio. Dans l'action j'ai perdu ma botte et ma clé à cliquet, fait chier ! La remontée se fera sans encombre nous sommes dehors vers 19h. Une bonne binouse pour nous remettre de nos émotions et une bonne soupe préparée par Sarah

On n’ose pas se le dire, mais nous avons frôlé le drame…

 

Remarque : L’un de nous nous a persuadé de ne pas prendre le croll (grosse erreur) car soi-disant on peut s’en passer. La cavité comporte plusieurs verticales (en opposition ou à équiper) ; or une seule personne avait un croll.   

Conclusion : une petite sortie "cool" au départ peut très vite se transformer en événement catastrophique. Couteau évidemment indispensable mais aussi corde supplémentaire (au moins une), la clé cela va de soi, une couverture de survie. Connaître les différentes techniques d'auto secours (décrochement par le haut, par le bas, coupé de corde, passage de fractionnement avec une personne accrochée au baudard, etc…

[NDLR] La cascade en question mesure… 4 mètres de hauteur !

Mouloud Koob

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Coup de pompe à Nancuise

Les 6 et 7 septembre 2003 fut organisée à la grotte des Petits Prés à Nancuise (près d'Orgelet, Jura) une grande opération de pompage.

Le pompage du premier siphon a été réalisé en environ 2 heures, grâce à une pompe de 140 m3/h de débit théorique, avec un refoulement à 130 mètres (5 à 10 m de dénivellation).

Le deuxième siphon, à 165 m du premier, avait arrêté les plongeurs du Groupe Spéléologique Jurassien puis ceux du Spéléo-Club San Claudien au cours des années 80. La section de départ (3 x 3 m) et la pente laissaient présager un conduit noyé de gros volume et fortement descendant.

Une pompe de 60 m3/h devait y être acheminée, or le niveau du siphon s'est révélé ce jour-là inférieur de 8 mètres à celui observé lors des premières reconnaissances ! Sécheresse oblige...                                                  

Le pompage fut annulé au profit d'une tentative de plongée (Bernard Lebihan, SC Dijon), qui a permis de progresser de 60 mètres environ, jusqu'à -17 (soit -25 par rapport au niveau "normal"). Le conduit descend toujours.

Un boyau en départ au dessus du S2 à été prolongé de 6 m (arrêt sur étroitesse argileuse).

Hormis le passage du S1 très boueux suite à l'effondrement des talus d'argile après pompage (phénomène classique), le reste de la cavité est relativement propre et de volume plutôt important pour la Petite Montagne

Photo Robert Le Pennec

L'opération était un interclub entre les jurassiens du Spéléo-Club San-Claudien et du Spéléo-Club du Foyer Rural d'Arinthod, avec l'appui logistique de l'équipe de pompage habituellement constituée pour des opérations en Saône et Loire (Azé), composée de spéléos du 71 (SC Argillon) et de l'Allier, de la Loire, de la Côte d'Or, et de l'Yonne.

Avec le soutien aussi du CDS 39 (aide fiancière), d'EDF, de la municipalité de Nancuise et de la famille Fieux de Nancuise pour la mise à disposition de locaux et divers matériels.

Le développement de la cavité atteint 420 mètres, dont 327 topographiés.

Rémy Limagne

 

 

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