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Ligue-Info |
n° 60 - décembre 2000 |
Bulletin d'information de la Ligue Spéléologique de Franche-Comté
Le Comité Directeur de la Ligue
vous fait part de ses
meilleurs voeux pour 2001
et vous prie de bien noter votre prochain rendez-vous à
l'Assemblée Générale,
le samedi 3 février à partir de 15 heures,
au centre international de séjour,
19 rue Martin du Gard
à
Besançon
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REUNION COMITE DIRECTEUR, 29/09/00
Présents : Benoît DECREUSE, Jacques MOREAU, Benoît OUDOT, Rémy LIMAGNE, Damien DECREUSE, Mouloud KOOB.
1. Journée portes ouvertes à la grotte de Captiot.
Un succès : plus de 140 personnes. Le CDS de Haute Saône a décidé d'organiser une deuxième séance porte ouverte de la grotte de Captiot à Gy le 7 et 8 octobre 2000 pour accueillir les personnes qui n'ont pas pu descendre.
2. Information du C.R.O.S.
DOPAGE : De nombreux prospectus sur le dopage ont été reçu à la ligue ; la pratique de la spéléologie n'est pas concernée directement par la question de dopage.
Le CROS organise une réunion de formation le 7 octobre 2000 dont les thèmes sont l'accueil, le secrétariat et la comptabilité.
3. Agence de l'eau.
Acceptation de la subvention demandée pour le poste de l'agent de développement de la ligue spéléologique de Franche Comté. La subvention de 21000 F concerne surtout le travail au sentier karstique (mise en œuvre sur la loi sur l'eau). B DECREUSE est habilité à signer la convention.
4. Fonds National de Développement du Sport.
La subvention du FNDS pour les actions réalisées cette année est de 4086 F. Elle diminue, car son montant est fonction du nombre de clubs et de licenciés lui-même en baisse.
5. Barnum régional et rencontre SSF
Ce barnum aura lieu au réseau du Verneau à Nans sous Sainte Anne, le week-end des 4-5 novembre.
La réunion des conseillers techniques SSF du Grand Est se déroulera à Mittelwihr en Alsace le 2 et 3 décembre 2000.
Une réunion nationale aura lieu prochainement à Lyon.
6. Stage Scientifique
Le stage scientifique devant se dérouler à Saint Hippolyte pendant les week-ends du 27/28 septembre et du 30 septembre et 1er octobre a été annulé, en raison d'un manque de candidats suffisants ( 4 se sont inscrits).
Ce stage répondait pourtant à une demande de spéléologues !
7. Assemblée Générale de la Ligue
Elle aura lieu le 3 février 2001 à la salle des ligues au centre international de séjour en après midi au 19 rue Martin du Gard à Besançon. Elle sera suivie du verre de l'amitié.
8. Prochaine réunion du Comité Directeur
19 janvier 2001 à Miserey Salines.
Nassima
TALEB
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LES
CROSSES DU C.R.O.S.
Claude PARIS (G.S. Mandeure) s'est vu nominé dans la rubrique "meilleurs organisateurs", lors de la cérémonie annuelle de remises des "crosses" du Comité régional Olympique et Sportif. Mais son investissement au CDS 25 et l'organisation du congrès national FFS en 1999 n'y suffirent point ! Pas de crosse... mais le lot de consolation : un tee-shirt et un porte-clé !
Dans vingt ans peut-être...
Néanmoins, lors de cette soirée du 24 novembre au Kursaal de Besançon, le mot "spéléologie" a été prononcé au moins une fois devant des centaines de Présidents, d'élus, et de responsables du sport régional, qui ont finalement tous bénéficié d'une bonne bouffe.
Rémy
LIMAGNE
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PUBLICATION
ANNALES DES BLAIREAUX POLINOIS - 2000
La Borne aux Cassots
Fascicule de 106 pages, édité par le Groupe de Recherches Spéléologiques Polinois (Poligny - Jura), sous la conduite de Sylvain Collin. Ce numéro des "annales" méritera de figurer dans les annales !
- 16 cavités jurassiennes décrites et topographiées (plus les "fonds de tiroir")
- Une quinzaine de dessins humoristiques
- Près de 35 photos, dont dix en couleurs
- Et surtout 38 pages consacrées à la "petite histoire d'un trou souffleur : la Borne aux Cassots". Récit détaillé et illustré de documents d'archives sur "l'histoire" des explorations à la Borne aux Cassots. Des péripéties que tout visiteur devrait connaître et méditer en entrant aujourd'hui dans la grotte !
Commande chez : Sylvain COLLIN, rue du Viseney, 39300 Montrond
74 FF (port compris) à l'ordre de "GRSP"
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COMMISSION ENSEIGNEMENT
Les stagiaires franc-comtois de l'année
9 candidats tout de même cette année au brevet d'initiateur fédéral. Il s'agit de :
- Patrick CACHOT Groupe Spéléo Marcel Loubens (70)
- Jean-Luc GERAL Spéléo-Club de Vesoul (70)
- Jean-Marie JOSSO Spéléo-Club de Vesoul (70)
- Jean-Paul KETTERER Groupe Spéléo Belfortain (90)
- Nathanaël LIGIER Groupe Spéléologique du Doubs (25)
- Antony PERNET Groupe Spéléologique de Port Lesney (39)
- Fabrice PONCOT Association Spéléo des Hautes Vosges Saônoises (70)
- Philippe RAFFIER Groupe Spéléo Marcel Loubens (70)
- Emmanuel RUIZ Groupe Spéléologique du Doubs (25)
Et deux stagiaires " perfectionnement technique "
- Sandrine BEDIOT Spéléo-Club d'Arinthod (39)
- Jacques MOREAU Groupe Spéléo Marcel Loubens (70)
Tous ont reçu une aide financière de la Ligue comprise entre 200 à 500 francs, en fonction du nombre de journées de stage.
Il reste en Franche-Comté, sauf erreur, 10 clubs sans breveté fédéré :
- Spéléo-Club du Mont d'Or (25)
- Groupe Spéléo du Faisceau Salinois
- Groupe Spéléo des Nyctalopithèques (25)
- Association Séquane de Spéléologie (25)
- Diaclase (25)
- Association Spéléo de Saint-Claude (39)
- Groupe de Recherches Spéléo Polinois (39)
- Spéléo-Club de la Châtelaine (39)
- Groupe Spéléo Jurassien (39)
- Les Passionnés du Monde Souterrain (70)
On peut leur rappeler que, de part l'aide EFS et Ligue, et sans compter la participation des CDS, un stage Initiateur de 7 jours leur coûtera moins de mille francs. Les présidents en ont été informés.
On trouvera dans le calendrier national des stages fédéraux 2001 (tirage 10000 exemplaires + site internet de la FFS) :
- une photo en première page dont la légende aurait pu être :
" apprentissage au R9 des Cavottes - stage Initiateur juillet 2000 "
- et un témoignage de Sandrine Bediot (Jura) sur son stage de Montrond le Château (Doubs) en octobre dernier.
Pour ceux qui douteraient encore que la Franche-Comté est une région pilote en matière de spéléo…
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AU SUJET DES ANCRAGES PERMANENTS...
Sur l'initiative de la Commission Enseignement de la Ligue, une réflexion a eu lieu le samedi 16 décembre sur le brochage des cavités. Les présidents de clubs, de CDS, les membres du CD de la Ligue avaient reçu l'invitation. Etaient présents :
Pascal Béteille, Yann Dechaux G.S.Marcel Loubens 70
Jean-Marie Josso S.C. Vesoul 70
Laurent Galmiche A.S.H.V.S. 70
Emmanuel Ruiz, Mouloud Koob G.S. Doubs 25
Pierre Esselin, Denis Drumetz Nyctalopithèques 25
Didier Cailhol, Jean-Marc Rias, Cyril Faivre G.S. Spiteurs Fous 25
Benoît Decreuse G.C.P.M. 25
Louis Hugueny A.S. Canton de Rougemont 25
Rémy Limagne Spéléo-Club du Jura 39
Jacques Guyomard, Patrick Robert Spéléo-Club Lédonien 39
Cyril Kunz Spéléo-Club Jura Suisse
Soit 17 participants et 10 clubs de la Ligue représentés.
Objectif : susciter la réflexion au niveau des CDS sur la question du brochage, développer une stratégie consensuelle et cohérente, pour éviter les initiatives individuelles.
Première partie : information et présentation de différents types d'ancrages (" broches "), et des méthodes de pose détaillées dans le " cahier EFS n°11 " envoyé à tous les CDS.
Puis la discussion s'engage sur les avantages et problèmes posés par le brochage.
Il en ressort d'abord que le sujet est très sensible et qu'il faudra discuter longuement avant d'aboutir à un compromis acceptable par tout le monde.
Les plus :
- Sur le plan de l'esthétique, deux broches ne sont pas plus laides que trente spits sur un mètre carré de roche.
- Sur le plan de la sécurité, il est clair que la résistance et la longévité d'une broche bien fixée sont plus longues que celles des spits.
Les moins :
- La présence de broches donne accès aux puits à des néophytes munis d'une simple corde, là où il fallait disposer de mousquetons, de plaquettes, d'une clé...
- Des puits équipés de broches repérables de loin ne présentent plus d'intérêt pour l'apprentissage de l'équipement : il suffit de savoir faire des noeuds.
Ailleurs :
- Une étude de Serge Fulcrand montre qu'une demi-douzaine de CDS au-moins se sont lancés dans une politique déclarée de brochage de cavités : soit de cavités-écoles, soit de grandes classiques (traversées). Des financements parfois très conséquents (250000 francs pour le département du Var) ont pu être trouvés auprès des DDJS et Conseils Généraux.
- Dans le Jura suisse, des classiques ont été brochées, dans leur intégralité. Il n'a pas été noté un accroissement spectaculaire de la fréquentation. Il est vrai que traditionnellement en Suisse, on laisse les plaquettes en place.
La question de la responsabilité :
- Il faut considérer qu'une broche n'est rien d'autre qu'un spit plus résistant. La probabilité d'un accident dû à une rupture d'amarrage reste donc faible, si l'équipeur a bien réalisé le travail. Toutefois, il ne peut rester anonyme si c'est une structure fédérale qui a commandité le brochage. La fixation, comme le choix de l'emplacement, doivent être parfaits.
- Afin que l'obligation de moyen ne puisse être contestée, il est nécessaire que l'équipeur soit reconnu compétent, donc formé à cela, et que la structure fédérale effectue un contrôle, et assure l'information des visiteurs.
En conclusion de la réunion :
Il est prévu de poursuivre l'information et la discussion à l'A.G. de la ligue. Trois sites, retenu sur des critères de sécurité et de fréquentation, seront proposés pour un brochage dans l'année. Il s'agit :
- du gouffre de Pourpevelle
- du Bief Bousset (entrée seulement)
- du Gros Gadeau (achèvement du brochage engagé en 2000)
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EXERCICE SECOURS REGIONAL
Compte-rendu succinct du " Barnum " Régional des 3,4,5 novembre 2000
Programmé de longue date , ce barnum aurait dû se dérouler dans le Verneau, tout près de la galerie des Momies, à environ 2 km depuis la grotte Baudin , à la cote -320m par rapport à la Baume des crêtes. Malheureusement la météo exécrable en aura décidé autrement. Le Verneau était en grosse crue. Les conseillers techniques se sont donc résignés à un exercice dans la grotte Baudin ainsi qu'à une évacuation dans la Baume des Crêtes.
Préparation :
Une liaison monofil à été créee du PC situé à Nans-sous-Sainte-Anne jusqu'au bas du premier P11. Une équipe d'artificiers a traité quelques passages qui auraient pu gêner la progression de la civiére.
Le scénario modifié fut le suivant : un spéléo est à évacuer dans la Baume des Crêtes, un peu avant la " galerie des chinois " (à environ 800m de l'entrée), la victime doit être médicalisée.
Déroulement :
Un PC avancé a été constitué à l'entrée du trou avec une liaison sans fil (système T.P.S, transmissions par le sol, Nicola) jusqu'a -150m. Une petite liaison téléphone classique été réalisée jusqu'à la salle du Réveillon. Les équipes d'évacuation s'enchaînent, la civière démarre vers 18h30, elle ressort dans les délais prévus, vers minuit. En prime une équipe de France 2 présente sur le site filme le point chaud et la sortie (2 minutes au journal de 20 heures le dimanche 12 novembre).
Les conclusions :
Très bon déroulement de l'exercice géré par les conseillers techniques et bonne prestation des nouveaux stagiaires en " gestion de secours ". Présence du Spéléo Secours Français (SSF) au niveau national (Eric David et Jacques Gudefin). 73 personnes en provenance des départements (25, 39, 70, 68, 01, 93....) ont participé a cet exercice de grande ampleur, dans une ambiance très conviviale et avec une excellente intendance.
Les départements du Doubs et du Jura sont maintenant dotés de dispositifs T.P.S. Nous avons pu constater l'efficacité de ce système malgré quelques soucis mineurs de transmissions (voix hachées en surface) liés à notre inexpérience dans ce domaine. Pour la première fois ce système à été utilisé sur le karst du Doubs et les tests vont pouvoir commencer sur quelques cavités fréquentées.....
Mouloud KOOB
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EXPERIENCE...
"Techniques légères et stage EFS, on a tout à y gagner !"
Ca y est !! J'ai gagné 1,015 kg. Moins à salir, moins à laver, moins à ranger…
Prise de tête dirons certains, effet placebo dirons les autres. N'empêche qu'au bout de 8 ans, j'ai réinvesti dans l'utile et l'agréable ; mousquetons de longe profilés, baudrier ultra light, une poignée et une pédale qui tiendraient dans une poche et une calebonde en plastique, car comme chacun le sais "le plastique, c'est fantastique...". Bref, une certaine idée du confort. Merde, Agnès, tu te fais vieille ou quoi ?? Non, non, je m'économise. Parce que quand on rajoute là dessus un kit, des sangles, des amarrages, on considère son équipement avec un autre œil : "oh, y'a pas écrit bête de somme, là !!"
Au premier stage techniques légères, d'entrée de jeu, j'ai fait très fort : j'ai supprimé 2 mousquetons acier (dont un comme porte matériel, oui, j'ai honte !). La suite a été plus dure, il y a même eu ce moment où tout compte fait, je n'avais rien gagné du tout mais j'étais tout de même très fière d'avoir mené une réflexion de fonds sur la typologie de chaque pièce de mon équipement.
Prenons par exemple le célèbre binôme pédale-poignée. Il y a un an seulement, j'en étais encore à la bonne vieille pédale en sangle. A mon 1er stage EFS, elle était soigneusement enroulée autour de ma poignée, j'avais refusé de m'en servir pour équiper les mains courantes, préférant le descendeur. La deuxième fois qu'à l'équipement j'ai voulu la prendre, je l'avais donc raccordée à ma longe, et en tension sur cette dernière la coquine se retrouva du mauvais côté, bloquée par l'amarrage, je n'ai eu de secours que de solliciter les deux ostrogoths qui ricanaient au dessus. Moralité : la poignée revendique son indépendance. Donc, je supprime le maillon rapide acier impossible à ouvrir, je le remplace par un mousqueton un peu trop gros à mon goût, mais puisqu'il parait que pour faire les décrochements... Entre temps, je change la sangle pour de la cordelette, puisqu'il parait que certains arrivent à la coincer dans le croll (Tiens, pour une fois une douloureuse expérience que j'ai réussi à éviter !). Et là, je décide peu avant mon dernier stage de frapper très fort, j'achète un basic. Gain de place, mais seulement 40 grammes en moins. Toute fière, je rallonge ma grande longe des 5 cm nécessaires et j'achète un morceau de corde pour me refaire une nouvelle pédale, maugréant déjà pour les quelques grammes que j'allais reperdre. Là, le premier jour du stage, un gentil cadre me fait comprendre que j'ai encore tout faux, la corde dynamique c'est pas fait pour ça, et sur le champ, un autre m'en fabrique une avec du kevlar et le petit morceaux de sangle qui va bien. Bon, j'obtempère, de toute façon, gain de place, gain de poids, là, j'ai du gagner au moins dix grammes. Mais, il s'agirait maintenant de la garder en permanence le long de la jambe, si si c'est très pratique, qu'il dit. Il faut accrocher le mousqueton au baudrier et ceinturer la cordelette autour de la jambe avec des élastiques de chambre à air, tu vas voir pour remonter en alternatif c'est super !!. Ah, bon !!! Stop !!! Moi, j'arrête là. Maintenant pour équiper, je mets le basic directement dans ma grande longe, je ne l'ai pas encore perdu ni coincé dans un amarrage.
Bref, aujourd'hui je suis "presque" au top du top au niveau matos, j'ai même troqué mon super kit-sac poubelle qui avait tant fait rigoler dans le Vaucluse (Ouah, la Haute-Saône débarque !!) contre un super sac à dos. Mais là, question gain de place et poids, je crois que j'ai un peu perdu...
Agnès GALMICHE, décembre 1999
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LES CATA EN CRETE
Récit d'explo " Crête 2000 ", expé du GS Catamaran - Montbéliard (Doubs)
Voilà 10 jours que nous sommes sur le lapiaz du Levka Ori. Nous bossons dans un trou baptisé " le trou du cul du lion " en souvenir du lion de Belfort (un rocher ressemblant étrangement au lion qui situe juste au-dessus du gouffre).
Les copains du catamaran ont raison de s'intéresser à ce trou car un violent courant d'air balaie la zone d'entrée. De plus cette cavité se trouve 100m de dénivelé plus haut que le Gorgo…Le trou du cul débute par un P60 de toute beauté mais il a fallu avant de s'y engager une purge complète du haut du puits. Une succession de petites verticales nous conduit jusqu'à la cote -150m . GV (alias Did) et moi-même reprenons la désob à -150m, l'équipe précédente composé de Léon et Christian avait fait sauter quelques étroitures gênant la progression lors du franchissement des têtes de puits. GV est peu enthousiaste à reprendre la désob car les tirs s'enchaînent dans des passages peu confortables et la suite est peu motivante. Des zones étroites doivent être agrandies, en plus on se fait gazer par la " pétrolette " Rhyobi et les gaz d'explosifs. On se dit qu'on s'est tapé 3000 km et 3 jours de portage sous la cania pour un -180m, maigre résultat !.. Le moral est au plus bas. Après quelques tirs un passage étroit laisse entrevoir une petite galerie en interstrate qu'il faut élargir sur 5m. On se fait gazer de plus en plus en s'en prenant plein les narines. La coupe est pleine et avec Did on décide de remonter pour rendre compte de la séance à l'autre équipe. De retour à la grotte, Léon et Christian décident de continuer la désob malgré notre pessimisme.
Pendant qu'ils s'amusent à péter des cailloux (il feront encore 8 tirs après nous et la suite est toujours aussi étroite malgré un courant d'air nettement perceptible), Did et moi-même entreprenons de descendre un trou repéré par Léon qui lui semble intéressant. Chic on va peut-être enfin ce faire plaisir… Léon et Christian auraient sondé ce puits sur plus de 100m ! Petite marche d'approche (1/2heure et 100m de dénivelé) et GV commence à équiper. Christian à eu la bonne idée de planter des spits dans le puits ce qui nous fait gagner du temps. Il s'élance dans le puits qui s'évase dans de bonne dimension (6m de diamètre) et me crie " libre ". Arrivés au bas de ce puits qui est en fait un P40, nous cherchons la suite. Plusieurs départs sont repérés mais un seul attire tout notre intérêt car un violent courant d'air crache à travers une petite trémie.
½ heure de désob nous suffit pour dégager une diaclase étroite. Je franchis le passage avec précaution en lançant quelques blocs qui parfois retombent très bas... Je progresse dans une opposition un peu scabreuse mais je vois le fond de ce ressaut qui mène à une courte galerie confortable de 5 x 10m de longueur. N'ayant plus de corde, Did décide de remonter à la surface récupérer une corde de 30m laissée dans un petit ressaut. Moi pendant ce temps en m'assurant comme je peux au-dessus d'un puits d'à peu prés une trentaine de mètres (à la goutte d'eau sur un gratton limite ! et en surveillant quand même de temps en temps) je plante mes 2 spits en Y. Enfin Did revient avec la corde indispensable pour descendre cette marche. Je m'élance dans le puits avec enthousiasme, à -10m une déviation me permet de centrer la corde pile poil sur la suite du puits. Ce puits est magnifique mais malheureusement j'arrive en bout de corde à 15m du fond… j'enrage !
2 jours passent car il a fallu déséquiper le trou du cul et effectuer une corvée d'eau. Pendant ce temps Léon et Christian continuent l'équipement de ce puits qui n'en finit pas !
Nous partons pour " la pointe " mais des kits plombés nous handicapent dans la progression, l'autre équipe s'est arrêtée sur manque de corde en bouffant 150m de corde dans le grand puits. Ils ont sondé ce puits à plus de 100m... Je pars devant avec un peu de crainte équiper un Y et m'élance dans ce vide monstrueux. Un jet de 40m pas trop loin de la paroi, car cela me rassurait, et j'arrive sur un palier confortable. Je replante 2 spits en vire en évitant au maximum le trajet d'une éventuelle crue, et un autre pour éviter un frottement. Le spit placé et je me trouve au plafond d'une grande salle où mon éclairage laser ne distingue pas le fond du puits !.
Ce dernier jet fait pile poil 50m ; en fait cette verticale mesure 230m !
Arrivé au bas du puits, j'hurle au Did de replanter un 2ème spit en tête de puits. Car outre le faite de doubler l'amarrage cela permet au Didier de ce réchauffer un peu. Pendant ce temps , je repère la suite au-dessus d'un énorme bloc qui forme un vaste palier. En jetant des cailloux j'estime à 40m la chute des blocs... Didier me rejoint, nous replantons quelques spits et finalement nous nous retrouvons sur un énorme éboulis avec des blocs de la taille d'un voiture ! Dans l'euphorie de la première, rien ne m'arrête : je replante un spit en vire pour taper un plein pot mais Didier me fait remarquer à juste titre qu'il est déjà 16h00 et que nous devons déséquiper 400 m de corde à deux ! Faut se faire une raison, la suite attendra 2001.
Nous cassons la croûte sur le palier (pendant ce temps Léon et Christian qui nous avaient rejoints font " péter " quelques ampoules photo. Nous nous faisions un peu de soucis avec le Did pour le déséquipement surtout pour les grands jets mais en fait tout c'est bien déroulé. Nous ressortons après 15 heures de pointe. La jonction avec le -1200m très proche (Gorgothakas) nous donnerait un -1400m !
Vivement l'année prochaine.
Pour les anciens combattants des campagnes 1995, 1998, 2000, Mouloud KOOB.
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SPELEO SECOURS FRANCAIS
LES EXPLOSIFS DANS VOTRE DEPARTEMENT
Ce questionnaire est destiné à faire un état des lieux, sans concession, sur un sujet délicat.
Les informations consignées dans ce document sont confidentielles.
Si vous ne désirez pas répondre, je vous remercie de me retourner ce document après l'avoir biffé.
Utilise t-on des explosifs dans votre département ?
Si non, ce n'est pas un moyen nécessaire dans la pratique départementale ?
Dans ce cas, quels moyens sont traditionnellement mis en oeuvre pour la désobstruction ? (à développer succinctement au dos)
Si oui, dans quel but ?
désobstruction à des fins d'explorations
exercice secours
secours réel
entraînement à la désobstruction secours/exploration
désobstruction à titre préventif de passages étroits dans des cavités (connues, en cours d'explo)
autres
Combien de spéléos sont titulaires du CPT dans votre département ?
Combien de ceux-ci figurent dans votre organigramme départemental ?
Selon vous, combien de spéléos manipulent régulièrement des explosifs dans votre département ?
Votre département dispose t-il d'un dépôt officiel exclusivement spéléo (secours ou autre) ?
Si oui, tous les spéléos peuvent y accéder ?
Si non, disposez vous d'un autre moyen officiel ?
lequel ?
A quelle quantité estimez-vous que soient consommés dans votre département ?
les détonateurs (nombre) :
les explosifs (en kg ; quantité consommée et non achetée) :
Connaissez vous la législation encadrant l'usage des explosifs ?
de façon superficielle
de façon précise
Désirez-vous une information détaillée ?
Selon vous, cette législation est elle respectée par les spéléos de votre département ?
Selon vous, si elle n'est pas respectée, c'est
parce qu'elle est compliquée ?
parce que les spéléos ne veulent pas s'embarrasser de procédure administrative ?
parce qu'ils ne la connaissent pas ou ne veulent pas la connaître ?
autres (commentaires succincts au dos)
Pensez-vous que toutes les assurances garantissant la spéléologie couvrent les conséquences matérielles, immatérielles et corporelles consécutives à un usage
d'explosif acquis légalement ?
d'explosif acquis illégalement ?
Pensez-vous pouvoir être indemnisé par l'assureur fédéral en cas d'accident en manipulant des
explosifs acquis légalement ?
explosifs acquis illégalement ?
Connaissez vous les sanctions pénales prévues par la loi si vous ne respectez pas la législation sur les explosifs ?
Pensez-vous qu'un artificier diplômé accédant légalement à des explosifs puisse les rétrocéder sans démarche administrative ?
Pensez-vous que l'obtention du CPT est nécessaire pour acheter et utiliser des explosifs ?
Connaissez-vous les contraintes/avantages du " bon de commande " et du "certificat d'acquisition" ?
Questionnaire à retourner à : Dominique LASSERRE, les Vachers, 73190 CURIENNE tél : 04 79 84 75 58