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La perte des Ravières ou gouffre du Folavoir / Jean-Marc Rias / Etude cavité BEES spéléo |
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Chap. 8 |
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8- Description de la cavité : |
Plan général (40ko) |
Coupe (40ko) |
8.1- La salle Monelle :
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La doline d'entrée de la perte des Ravières côtoie le chemin vicinal par lequel on arrive. Le méandre d'entrée peut s'ennoyer complètement lors de forte crue, il débouche après 8 m de reptation sur un puits de 9 m qui se désescalade très facilement, l'équipement en place est facultatif (présence de spits). A la base, la salle Monelle (ah ! ah !) est le point de départ de plusieurs galeries : - à l'amont, les différents départs sont vites colmatés par des blocs qui proviennent de la doline d'entrée ; - à l'aval, le long de la paroi droite (rive droite), un petit entonnoir au milieu des blocs permet de rejoindre une galerie dite « de la Boue » (original non ?) qui est un affluent étroit et sans intérêt ; arrêt sur trémie. - Toujours à l'aval, au nord de la salle, une descente entre les dalles nous permet de rejoindre le ruisseau. Celui-ci circule dans un méandre entrecoupé de trémies suspendues : nous sommes dans la galerie principale. |
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8.2- Les galeries Lafayette : |
Plan (30ko) |
Coupe (30ko) |
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Le cours d'eau quitte la galerie pour prendre sur la droite une série de petits ressauts et arriver dans une galerie de belle dimension ; ce sont les galeries Lafayette. Celles-ci, creusées au contact liasique, se développent sur 120 m avec arrêt sur laminoir encombré de marnes et de blocs. A la lumière de la topographie il apparaît que le fond des Galeries Lafayette ne se trouve qu'à quelques mètres (1,5 m) de la galerie principale ; on y retrouve d'ailleurs le ruisseau. Revenu à l'endroit où le ruisseau se perd, le méandre devenu fossile continue, le cheminement sur une vingtaine de mètres se fait dans une vaste diaclase (2 m sur 10), on croise quelques petits départs sans importances jusqu'à l'intersection d'un affluent en rive gauche : L'affluent Fleur. |
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Il donne accès à un complexe de galeries fossiles et semi-actives réparties sur trois étages. La progression y est aisée.pour les nains et les accro des étroitures : il reste de la première !. |
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8.3- La galerie Principale : A l'entrée dans l'affluent Fleur, la galerie s'élargit et il est possible de grimper en opposition pour emprunter un passage. On débouche alors dans une vaste galerie ébouleuse qui communique avec la galerie Principale par un puits ébouleux : la galerie Inattendue. Plusieurs passages existent dans la galerie Inattendue pour rejoindre la galerie principale, on y trouve aussi différents départs qui se terminent sur trémie, ainsi que tout un réseau de diaclases étroites qui s'arrêtent sur des passages impénétrables (pas de courant d'air.). Continuons la galerie Principale, toujours dans la même direction. La hauteur augmente mais il faut chercher le passage en se contorsionnant à différentes hauteurs dans le méandre. Heureusement, très vite ça s'élargit.sans toutefois nous permettre de progresser debout. Encore un nouvel affluent : la Méduse que l'on peut remonter sur quelques mètres pour buter sur une étroiture (encore une.) mais on peut remarquer juste avant une petite escalade, suivie d'un méandre boueux. Arrêt sur étroiture. En suivant le méandre vers le fond, après toutes ces péripéties, on butte sur un puits : le Ressaut Salaï. |
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Profond de 6m, il donne accès à une galerie basse et ébouleuse dont le parcours, long d'une bonne centaine de mètres est bien assez pénible. Le Casse-Dalles, tel est son nom, se termine par une galerie humide, boueuse et étroite dont le nom résume à lui seul toutes ses qualités : la galerie Dicule : avis aux amateurs !. Arrêt sur minuscule siphon à la cote - 87 m. |
Coupe Casse-Dalle (30ko) |
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Mais pour aller au fond il vous faut remonter le ressaut Salaï et grimper au plafond de la diaclase, passer au dessus du puits pour rejoindre les Nouvelles Galeries au parcours plus aisé. A l'entrée des Nouvelles Galeries, une petite escalade dans le plafond amène au méandre suspendu : à ce niveau deux petits affluents ont été remontés. Arrêt sur trémie |
8.4- La salle de l'Affluent :
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Plan Salle de l'Affluent (30ko) |
Les Nouvelles Galeries sont une suite de passages resserrés et d'élargissements ébouleux. Le ruisseau qui se perd au fond des Galeries Lafayette réapparaît juste avant le dernier élargissement que constitue la salle de l'Affluent. Cette salle se situe au carrefour de plusieurs galeries. |
Résurgence dans les Nouvelles Galeries (30ko) |
8.5- L'affluent de la Méduse :
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Coupe Méduse (25ko) |
En rive droite arrive l'affluent de la Méduse. Celle-ci débute par une étroiture sévère longue de 5 m. La suite est un peu plus large mais on doit rester accroupi. Le ruisseau se divise en deux amonts : l'arrivée la plus importante (en volume d'eau) est la Méduse qui est impénétrable. Le second amont, après quelques mètres vient mourir sur une étroiture. Pourtant, au plafond, juste avant l'étroiture, une escalade permet de parcourir sur 30m environ un petit méandre boueux. Arrêt sur étroiture. |
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Suivons l'actif qui part de la salle de l'Affluent. Le débit d'étiage est ridicule mais on l'a vu dépasser les 150 l/s en période de hautes eaux. Ce parcours entrecoupé de cascadelles et de rapides, bien que magnifique, peut devenir très sportif. En général, le boyau d'entrée se met alors en charge et il est impossible de rentrer dans la cavité. |
8.6- La galerie des Excentriques :
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Le méandre actif dont la pente est de plus en plus accentuée, suit le pendage. La progression est aisée sur 150 m puis les dimensions du conduit se réduisent. A cet endroit, en rive droite on croise un méandre : la galerie des Excentriques. Cette galerie a la particularité, outre le fait qu'on y trouve des bouquets d'excentriques, de recouper sur 200 m trois petits affluents qui le rendent actif sur une bonne moitié de son parcours. |
Plan Galerie des Excentriques (25ko) |
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Le ressaut Vagine, fond du Folavoir (40ko) |
Sur son parcours, le concrétionnement menace de combler le méandre à plusieurs endroits, créant des passages étroits. On approche de la fin du parcours, le méandre reprend de l'ampleur ; un dernier petit affluent et le ruisseau s'enfuit au bas d'un petit ressaut dans une fissure étroite : cote - 89 m. Au dessus de ce ressaut, 10 m plus haut dans le méandre, un autre parcours fossile long d'une quarantaine de mètres a été exploré : le méandre des R'zopés. En continuant le cours actif, le méandre s'incline de plus en plus en suivant le pendage pour finir par se précipiter dans un puits de 6 m : le ressaut Vagine. Celui-ci est creusé sur la flexure du synclinal de Goudreuille. |
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8.7- La partie terminale : A la base du puits, deux galeries partent dans des directions opposées : |
Plan partie terminale (30ko) |
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En suivant l'actif, la progression s'effectue dans un boyau en grande partie désobstrué : arrêt sur étroiture à la cote -90m. A l'opposé, un petit passage resserré permet d'accéder à un élargissement : arrêt sur colmatage de blocs. On remarque une arrivée d'eau dans le plafond par temps de crue. Toujours dans le ressaut Vagine, dans la partie supérieure en rive droite, départ du méandre Ogine qui peut être parcouru sur une centaine de mètres. Etroit, il se termine sur un puits de 5m dont le fond est occupé par un siphon (cote -102 m). Il fut plongé par Régis Cordier sur 5m de profondeur : arrêt sur passage impénétrable à la cote -107 m. Dans le méandre Ogine, un peu avant le P5, un petit puits (P7 suivi de R3) aboutit à une flaque de boue. Avis aux amateurs !
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Chap. 8 |
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