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La perte des Ravières ou gouffre du Folavoir / Jean-Marc Rias / Etude cavité BEES spéléo |
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Chap. 9-10 |
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9- Genèse de la cavité : Cette cavité a un caractère labyrinthique, d'où des interrogations sur l'origine de ces galeries et l'évolution de la cavité dans son ensemble. Suite aux différentes observations effectuées sur le terrain, on peut tenter de reconstituer l'ordre chronologique des différentes phases d'écoulement. |
Phases de creusement (35ko) |
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Première phase : Plusieurs galeries semblent avoir existé avant l'ouverture de la perte des Ravières. Celles-ci furent recoupées, voire réutilisées. C'est le cas des galeries suivantes : - Affluent Fleur - Les petites galeries affluentes de la Galerie Principale - Méandre aux Excentriques - Méandre Ogine - Galerie des R'zopés Deuxième phase : Le ruisseau des Ravières circule au plafond de la Galerie Principale et du Méandre Suspendu, pour disparaître dans une galerie aujourd'hui colmatée. Troisième phase : Le ruisseau des Ravières creuse peu à peu le méandre de la Galerie Principale (type de surcreusement à écoulement libre), utilise les Nouvelles Galeries, circule au plafond du Grand Méandre. Il utilise (alternativement ?) le Méandre aux Excentriques et le Méandre des R'zopés. Quatrième phase : Le ruisseau des Ravières circule maintenant à la base de la Galerie Principale et creuse le Casse-Dalles en passant par le Ressaut Salaï. Cinquième phase : La circulation d'eau de la Galerie Principale se perd en rive droite, rejoint les Galeries Lafayette (toit du Lias), puis passe par le Grand Méandre. Il circule alors jusqu'au départ du Ressaut Vagine et semble avoir emprunté le Méandre Ogine. Sixième phase : Elle est identique à la phase précédente : seul le Méandre Ogine se fossilise ; le ruisseau descend le Ressaut Vagine pour disparaître dans les passages qui s'ouvrent à sa base. Cet historique ne tient pas compte des écoulements affluents (Galerie de la Méduse.) dont il est difficile de dire s'ils préexistent ou pas aux écoulements actuels. On notera toutefois que l'un de ceux-ci se connecte à la cavité dans le Méandre Suspendu dont il a perforé le plancher pour déboucher au plafond des Nouvelles Galeries. Le puits ainsi creusé permet d'affirmer que cet affluent est postérieur aux Nouvelles Galeries. Une évolution aussi complexe sur un dénivelé et une superficie aussi faibles permet également d'admettre que la cavité s'est développée dans un massif tectoniquement stable (sauf peut-être pour le passage de la 1ère à la 2ème phase). La majeure partie du creusement de la cavité se sera donc élaborée postérieurement à la formation du Faisceau Salinois tel qu'il apparaît actuellement |
10- Contexte hydrogéologique :
10.1- Une cavité intéressante :
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Le contexte géologique et structural de la Perte des Ravières en fait une cavité particulièrement pédagogique grâce à une relative facilité de lecture des principales phases d'évolution, mais aussi grâce à une stratigraphie contrastée : - Galerie principale et étage supérieur creusés dans le Bajocien inférieur - Nouvelles Galeries et galeries avales dans les calcaires ferrugineux aaléniens - Galeries Lafayette au toit des marnes du Lias ; Et grâce enfin à une structure influençant de manière évidente le tracé vertical et l'orientation des galeries et donc des écoulements (cf carte de la fracturation). L'exutoire de la Perte des Ravières est maintenant connu, le traçage ayant été effectué dans le cadre de l'étude de la cavité. Il se révèle être la résurgence du Bief Poutot à Lods dans la vallée de la Loue. |
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L'examen de la cavité permet de considérer le synclinal de Goudreuille comme collecteur des eaux du secteur des Ravières ; de la perte du secteur du Dard et de toutes celles des secteurs de la Baume du Mont, de la Combette Chaponney et celles sur le tracé Perte des Ravières/village d'Amathay-Vésigneux. C'est sans doute au voisinage de cette localité que ce drain rejoint le synclinal chevauché par le faisceau salinois et est ainsi dirigé vers la vallée de la Loue. |
Report en surface (90ko) |
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Inutile de dire qu'une entrée dans ce réseau serait une pure merveille. Il n'est donc pas surprenant que le club des Spiteurs Fous mènent plusieurs désobstructions dans ce secteur. |
10.2- La fracturation :
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Associée à la direction des différentes galeries rencontrées dans la cavité, la fracturation permet de bien cerner les orientations préférentielles des écoulements. On note deux directions principales de la fracturation : - parallèle au Faisceau Salinois ; Méandre Ogine. - perpendiculaire au Faisceau Salinois ; Galerie Principale. |
10.3- Les différents drains :
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Au vu de la topographie, on peut distinguer trois zones avales actives : Le drain n°1 ou principal est de loin le plus important aussi bien par le débit que par le développement des galeries qui le drainent. Il débute par le ruisseau qui se perd à l'entrée et réunit les galeries suivantes : Galerie de la Boue, Galerie Principale (en partie), Galeries Lafayette, Nouvelles Galeries, Ressaut Vagine. Avant de se perdre au bas du Ressaut Vagine, il capture le ruisseau issu de l'Affluent de la Méduse. Le drain n°2 rassemble beaucoup moins de galeries. On pourra citer : l'Affluent Fleur, la Galerie Principale (l'autre portion), le Ressaut Salaï, le Casse-Dalles et la Galerie Dicule. On retrouve, au bas du Ressaut Vagine, un affluent important en période de crue qui correspond peut-être à l'aval du Casse-Dalles. Le drain n°3 correspond aux différents affluents récupérés par le Méandre aux Excentriques. Son débit, aussi bien à l'étiage qu'en crue, reste faible. On pourra, pour terminer, citer le siphon du Méandre Ogine sans pour autant tirer de conclusions trop hâtives. |
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Chap. 9-10 |
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