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La perte des Ravières ou gouffre du Folavoir / Jean-Marc Rias / Etude cavité BEES spéléo |
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Chap. 1-6 |
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1- Introduction : Le gouffre du Folavoir (du jeu de mots « faut l'avoir ») ou perte des Ravières se situe sur la commune de Bolandoz dans le département du Doubs. A une altitude de 823 m, cette cavité ne présente qu'une seule entrée sur le versant occidental du Faisceau Salinois.
2- Géographie régionale :
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La région franche-Comté |
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2.1- Situation géographique 2.2- La carte topographique (60 ko) |
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3- Structure et morphologie : Le faisceau salinois appartient au massif du Jura. Orienté SW/NE, il s'étire de Salins à la vallée de la Loue contre laquelle il vient buter. Négligeant les frontières administratives entre Doubs et Jura, il sert de lien entre le plateau d'Ornans et les plateaux lédoniens, de Champagnole et de Levier. Sa longueur est de 25 km environ et il est large de 3 km en moyenne. Relativement rectiligne, cet accident morphologique compartimente le premier plateau du Jura en deux : le plateau d'Ornans au NW et celui de Levier au SE. Culminant vers 920 m, la structure interne du faisceau laisse apparaître une multitude de combes parfois entaillées par des ruisseaux comme le Dard et le Rochanon. La zone qui nous intéresse ici est comprise entre le réseau du Verneau et la vallée de la Loue. |
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3.1- Contexte géologique : Entre Loue et Lison, le faisceau salinois domine le plateau d'Ornans au nord et celui de Levier au sud. Il est principalement constitué de calcaire jurassique du toit du Lias au Crétacé. Quelques lambeaux de Crétacé affleurent au nord-est d'Amathey-Vésigneux sur la bordure nord du faisceau. |
Carte géologique (70ko) |
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3.2- Couches géologiques recoupées par le réseau du Folavoir : J2. Bathonien : Calcaires massifs, sublithographiques de teinte très claire, renferment quelques rares fragments de lamellibranches et quelques brachiospodes (partie moyenne). Au sommet et à la base, on observe quelques éléments oolithiques, et des niveaux, un peu plus fréquents, de calcaires graveleux. Epaisseur 50m. J1b. Bajocien supérieur : Calcaires oolithiques bicolores, puissance en moyenne d'une soixantaine de mètres, habituellement désignés sous le nom de grande Oolithe. J1a. Bajocien inférieur : La partie inférieure du Bajocien consiste essentiellement en une masse de calcaires à entroques, présentant de nombreuses stratifications entre-croisées. Dans la vallée de la Loue, la base de ces calcaires renferme des chailles. Epaisseur : 40 à 100 m. L6. Aalénien : La partie terminale de l'Aalénien est formée de 8 à 10 m de calcaires ferrugineux plus ou moins riches en entroques. Marno-calcaire, il est difficile dans sa partie inférieure de le séparer du Toarcien. On a généralement séparé l'Aalénien supérieur calcaire (noté L6b) des marnes de la base de l'étage (L6a). Toutefois celles-ci ont été souvent réunies aux autres marnes du Lias sous la notation L5-4. L5-4 Lias marneux (Toarcien - Charmoutien) : Donnant de fortes pentes couvertes d'herbe et de vergers au pied des reliefs calcaires. Puissance totale 100 m. 3.3- Le faisceau salinois et les bordures des plateaux : |
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Carte structurale (45ko) |
Le faisceau salinois induit une déformation très marquée accompagnée de plis et de failles qui suivent la direction du faisceau. Les bordures des plateaux qui le bordent au nord comme au sud sont aussi déformées. Ainsi la bordure méridionale du plateau d'Ornans est ployée en une cuvette synclinale allongée selon la direction des plis du faisceau. |
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Ceci se traduit par une orientation des circulations souterraines parallèlement à l'axe du faisceau et à un compartimentage des bassins versants en bandes de même orientation et tributaires chacun d'une source de la haute vallée de la Loue (Pontet, Baume Archée, Bief Poutot, Grande Baume de Lods, Grand Bief). Une diffluence se marque au sud-ouest près de Déservillers par un drainage vers le Verneau et le Lison. |
Coupes géologiques (40ko) |
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Carte des colorations (55ko) |
La position des sources dans la vallée de la Loue est liée à une zone d'abaissement d'axe des plis situés dans cette vallée. Les colorations des pertes du Dard (cascades) et celle du gouffre « fossile » du Rochanon, sont toutes deux ressorties au Bief Poutot avec des vitesses de transits élevées. Cela prouve que ces circulations souterraines empruntent un axe d'écoulement important et sans doute, en grande partie exondé. Le traçage par coloration du Folavoir corrobore ces dires comme cela est expliqué par la suite. |
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4- Les grands drains : Le réseau de la Baume Archée : Ce vaste réseau mythique résurge en rive gauche de la Loue, légèrement en aval de l'usine hydro-électrique de Mouthier-Haute-Pierre. Il s'étend jusqu'à Boujaille (Cf carte des colorations). Son cours inconnu à ce jour, continue de faire rêver. On le situe longeant le faisceau salinois, récupérant les eaux d'infiltration du versant oriental. |
Le réseau du Bief Poutot :
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Suite à la dernière coloration effectuée par le club, on peut affirmer maintenant que c'est le réseau auquel appartient le Folavoir. Une partie des ruisseaux du Dard et du Rochanon rejoignent ce réseau par le biais des pertes qui les jalonnent. D'après les quelques colorations effectuées et étant donné la configuration géologique : la bordure nord, entre le ruisseau du Rochanon et le village d'Amathey-Vésigneux appartient au bassin versant du Bief Poutot. En effet les écoulements peuvent difficilement se diriger au sud en raison de l'affleurement du Lias (voir caractéristiques ci-dessus), de plus le synclinal de Goudreuille compartimente cette partie du faiseau ; l'axe et l'inclinaison de la gouttière canalise les eaux et les dirige à posteriori en direction du Bief Poutot. |
Source du Bief Poutot (40ko) |
5- Géographie humaine :
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La plupart des habitations sont regroupées en villages : Eternoz, Déservillers, Reugney. La population de ces petits bourgs varie de 1 500 à 3 000 habitants. Au vu de la carte topographique la répartition des villages apparaît plutôt homogène et les liaisons d'un village à l'autre semblent assez aisées, le relief, en dehors du faisceau salinois, étant peu accidenté. On y trouve, en dehors de l'élevage extensif, une industrie laitière (fruitière à comté) et porcine ; industries bien connues pour les pollutions qu'elles engendrent dans notre région, avec des conséquences néfastes sur le karst et les eaux qui y transitent. L'élevage extensif et l'exploitation forestière conditionne un paysage de prairies et de bois. |
6- Climatologie régionale :
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Le climat jurassien sur les plateaux subit deux influences ; - une influence océanique : les plateaux constituent une barrière naturelle aux vents venus de l'Atlantique, d'où de fortes précipitations tout au long de l'année (en moyenne 1400 mm de précipitations) - une influence continentale : l'éloignement de l'océan, l'altitude (en moyenne 800 m sur les premiers plateaux), le vent du nord (bise) conditionnent surtout les températures, très contrastées entre l'été et l'hiver.
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Carte des précipitations (55ko) |
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Chap. 1-6 |
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