Les Journées Nationales de la Spéléologie en Franche-Comté

Octobre 2002

 

Le Progrès - 08 octobre 2002 (Jura)

"Journée Nationale de la spéléo : un succès inattendu"

La Fédération française de spéléologie organisait dimanche pour la première fois sa "journée nationale de la spéléologie", relayée dans le Jura par son Comité Départemental (CDS).

Plus d'une trentaine de spéléologues représentant tous les clubs du département se sont donné rendez-vous au "sentier karstique" de besain, se mettant à la disposition du public pour lui faire découvrir la spéléologie et ses techniques. Malheureusement le déluge aussi était au rendez-vous, et les bénévoles du Comité départemental s'attendaient bien à ne voir arriver personne !

Et pourtant dimanche en fin d'après-midi, plusieurs dizaines de courageux avaient pu profiter des équipements mis en place et s'initier à la descente en rappel, montée à l'échelle souple, passage de tyrolienne, et réaliser une petite exploration dans l'Aven des Glands.

Le plus jeune avait... 3 ans !

Pour découvrir ce sous-sol jurassien si riche, n'essayez surtout pas de vous y aventurer seul, mais adressez-vous aux clubs de la fédération, rappelle le Comité départemental.


L'Est Républicain - 06 octobre 2002 (Haute-Saône)

"Descente initiatique"

Une tente a été installée. Comme ça, le long du chemin, au milieu des champs. Surprenant ? Pas tant que cela. Depuis Arbecey en effet, des panneaux ont été posés. "Journées nationales de la spéléologie" peut-on lire sur chacun d'eux. Ils mènent ainsi à l'installation provisoire, à quelques mètres de l'entrée de la rivière souterraine du Deujeau. Cette cavité que les membres du comité départemental de spéléologie (CDS 70) ont choisi, ce week-end, de faire découvrir au public. La 3e année qu'ils organisent des journées « grotte ouverte ». Et ça marche. Cent-vingt personnes la première édition, quatre-vingts l'an dernier. Une opération qui mobilise, en deux jours, la moitié des quatre-vingt quatre spéléologues haut-saônois.

Daniel et Yves ne sont pas de ceux-là. Le premier vient de Sochaux, l'autre d'Etupes. Casques, cordes, mousquetons sont flambant neufs. « Oui, nous avons déjà été initiés, ça nous a plu, on a donc acheté un peu de matériel ». Les autres, pour la plupart, ne sont jamais descendus sous terre. N'ont donc pas l'équipement adéquat. Qu'à cela ne tienne. Tout est prévu. De 7 à 77 ans, pas de souci. « Vous êtes les bienvenus ! ». Une fois chacun harnaché, la descente peut commencer.

 

Nouveaux adhérents

Sous l'oeil des professionnels ? Non, pas de professionnels ici, "confirmés" reprend Laurent Galmiche, le président du CDS 70. Confirmé, Jean-Michel, un membre du groupe qui s'apprête à descendre sous terre ? Peut-être. Mats il n'en est pas à son coup d'essai. Cette cavité, il la connaît, Le sexagénaire l'a en effet explorée « une trentaine » d'années auparavant. Les choses n'ont pas tellement changé depuis. Une rivière souterraine découverte en 1946 par le spéléo club de Vesoul, mais qui n'aura d'autre visite qu'en 1967, année de la réouverture du puits d'entrée obstrué par un éboulement. Ce puits du reste par lequel les amateurs descendent aujourd'hui.

Une trentaine de mètres à ramper avant que le spéléologue puisse recouvrer la station debout et poursuivre sa ballade.

Nathalie, Eric et leur fils Simon ont apprécié. Madame, comme le fiston, hésitent cependant lorsqu'on leur demande s'ils renouvelleront l'expérience. « Peut-être l'année prochaine », s'amuse Nathalie. Par contre, Monsieur, semble intéressé. Et sait déjà à qui s'adresser. Le spéléo club d'Héricourt devrait donc prochainement compter un nouvel adhérent. Celui de Gray, bientôt deux, en l'occurrence Daniel et Yves qui ont déjà investi dans l'équipement.

« Cette opération revêt deux objectifs », explique le président du CDS 70, « la découverte du patrimoine, mais également récupérer des gens dans les clubs ». Et là, pour le coup, il semble qu'en Haute-Saône, ça marche beaucoup mieux qu'ailleurs. Huit nouveaux licenciés pour deux cents visiteurs lors des deux premières éditions. Soit une moyenne de 4 %, contre 1 % au niveau national ! Le savoir-faire et l'accueil des spéléos haut-saônois certainement.


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